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mots timbrés.

21/03/2014

 

 

recevoir

des mots timbrés

des images

souvenirs

partagés

.

me rappelle

une complicité

gravée

y’a longtemps

.

ces amitiés narrées

nostalgie au carré

savourer ce petit moment

comme une mine

bien aiguisée

qui saurait tracer les contours

d’un bonheur nouveau.

.

dear plan toys

15/03/2014

Dear Plan Toys,

I love sustainably harvested wooden toys as much as the next person (and more than I care to admit, actually), so I was quite dismayed to discover that such an apparently forward thinking company would be peddling such tired stereotypes.

I am talking about the character "farmer’s wife" that you sell with the "farmer" for the "PlanCountry" dollhouse.

IMG_0915

I, of course, have no problem with farmers having wives, but those wives are oftentimes farmers themselves or have other occupations that could be used as identifiers. If you feel the need to sell a character called "farmer’s wife", you should at the very least consider adding a female agricultural worker (you could call her a "farmer") and a "farmer’s husband." They do exist, I know a number of them.

It would be really stellar if your female, like you male characters, could be identified for their occupations instead of their roles in relation to men. Or, by all means, put an emphasis on roles. It would be a lovely way to teach youngsters that our identities are interdependent and that we all have roles and responsibilities towards one another. But do so for the male as well as the female characters.  (You could rename the aforementioned dolls and sell them as a pair : "farmer’s husband" and "farmer’s wife").

Also, the heteronormativity of the families on offer for your dollhouses and the tight gender rules that exist for your "boy" and "girl" children dolls should be rectified. It would be helpful to think of girls and boys as children first (and of women and men as people first) and of a person’s sex as one of many qualifiers. In fact, I think youngsters would just as eagerly play with a "child doll" than a "boy doll" or a "girl doll". Something to consider.

In your 2010 catalogue, you say that "PlanDollhouse is a wonderful way to encourage creativity and imagination through make-believe play." Let’s not limit a child’s understanding of what human beings can be and create based on their sex or gender. Encouraging creative play starts with not boxing in. And let us remember, the excessive gendering of a child’s world serves no one.

Looking forward to seeing more diverse families and agricultural dolls in your next catalogue.

équilibre.

06/03/2014

.

perplexe devant

cette série d’écrits

de bribes sur ce qui use

cette absence de résilience

d’élasticité des humeurs

des émotions

comme si toutes les phrases qui me venaient

servent à expliquer pourquoi

j’n’arrive pas assortir de l’ornière

.

cette sensation d’âpreté

comme lors des premiers jours après l’accouchement

quand tout et rien pouvait faire pleurer

et lorsque le moindre effleurement

bouleversait

.

d’être émue par le bonheur apparent

sur le visage d’un passant,

d’avoir la larme à l’œil

en devinant le moindre reproche

.

reconnaître un besoin criant pour un vrai repos

des heures non-pressées

pour se rebâtir l’élasticité

la souplesse de l’être

avoir moins l’impression d’être toujours

trop près de chavirer

.

d’arriver à apprécier ce flot, ce courant

en ayant une parois suffisamment robuste

pour y tenir tête.

maintenir l’équilibre.

.

.

en rentrant du boulot

à coup de lames de patin

poser le regard sur un homme d’âge mûr

assis sur un banc, les patins aux pieds

qui se reposait, les yeux fermés

savourant ces rayons de soleil

cette chaleur de mi-journée

.

cet homme, cette image

qui me rappelle

de prendre le temps d’imaginer les histoires des autres

pour mieux apprécier la mienne.

.

‘la géographie des souvenirs’

25/02/2014

ma sœur m’a inscrite à une campagne et je reçois chaque semaine, par la poste, une lettre écrite par un.e des écrivain.e.s qui sera au salon du livre du grand sudbury au mois de mai.

en lisant ces lignes de la lettre de sonia lamontagne, une nostalgie bien triste m’a assailli.

"Vous arrive-t-il de vous réveiller avec l’impression, non pas la prétention, de tout pouvoir rebâtir avant que le soleil se lève? de réaménager l’espace avant que la lumière en trace les contours?"

je sais ce dont elle parle. la réponse est non.

pour longtemps, je savais orchestrer cette expérience. quand j’habitais en nouvelle-écosse, sans vrai boulot, je pédalais régulièrement jusqu’au bord de l’eau pour étaler mes calepins sur la rive rocheuse et y rédiger des strophes ou des lettres en sirotant du café chaud. ou quand, dans mon propre petit appartement, j’avais pris soin d’installer mon bureau près de la plus grande fenêtre pour que je prenne le goût, pas mal chaque matin, de m’y jucher pour écrire. parce qu’à force de rédiger on rédige davantage. parce que, chez moi, cet effort créatif, cette concentration et cette discipline sèment le calme et l’équanimité. et nourri cette impression de pouvoir tout (re)bâtir.

je les ai lu bien tard, ces lignes, et une peur m’a avalé la quiétude : la peur que je me suis embarquée dans une vie qui ne laisse pas suffisamment de temps et de place pour cette création et ce calme. avec un copain plein de projets et un bambin qui bouge tout le temps, prendre le temps (pas "l’avoir" mais le "prendre") n’est pas toujours chose facile. ou possible.

et si on se sent le plus comme soi quand on parvient à "refaire sa place au quotidien" et à "être plus près de l’ailleurs que de l’ici", d’être inexorablement dans "l’ici" (comme l’est sans doute toute nouvelle maman, toute personne sur le bord d’un grand déménagement), d’avoir ses horizons étriqués ainsi, n’est pas très rassurant. et ça use.

nightfall through

01/02/2014

.
nightfall through to daybreak
through to morning
through to night
holding on to strands
of beads and stitches
unravelling
.
heartbeats quicken with
the wails of unmet needs
on the brink of
a great coming undone
.
nightfall through to daybreak
pulling at the needle
pulling at the seams
.

penser ma néoruralité.

24/11/2013

.
je murmure les strophes d’un texte
à l’écho du machin-bruit dans ta chambre.
tenter de préparer notre transition
en la narrant au rythme de tes siestes.
.
je te vois courir à pleines jambes
explorer à cœur joie
couvert de boue de la tête aux pieds
devenir enfant du vent, des prés
.
et en urbaine, moi
j’ai du mal à m’imaginer
élever des enfants
de campagnes, de fermes
.
des êtres qui seront toujours
plus à l’aise, plus chez eux
plus natifs d’la place
que moi
.

out.stage

22/08/2013

night out
on the town
out past :
nightfall
and bedtimes
.
rediscovering that people don’t all live indoors after seven pm
quietly whispering reading playing dice games
.
.
.
gallery bustle
video art splendour
vegetable installation
.
beautiful
thick rimmed
pointy shoed
bird patterned
people
.
art as stage.
.

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